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“Nous voulons promouvoir et développer la presse en ligne en Côte d’Ivoire”

M. Barthélemy Kouamé, président du comité ad hoc du REPPRELCI :"C’est simple. Nous vivons aujourd’hui dans un monde où l’information a un autre moyen de diffusion, de partage, d’édition..."

M. Kouamé, pourquoi éprouvez-vous le besoin de créer une association dédiée à la presse en ligne ?

C’est simple. Nous vivons aujourd’hui dans un monde où l’information a un autre moyen de diffusion, de partage, d’édition.
Depuis au moins une décennie, il n’existe pas que les trois canaux classiques de diffusion de l’information que sont : la presse écrite, la radio et la télévision.

Internet a façonné notre manière de donner l’information. Vu d’un autre angle, il a bouleversé la façon de s’informer.
C’est aujourd’hui un monde presque à part entière dont il convient de prendre en compte la spécificité. Pour un pays en voie de développement comme la Côte d’Ivoire, où la presse en général connaît un dynamisme notable mais parfois contrarié, il convient de s’organiser. C’est ce que nous faisons en créant le REPPRELCI.
C’est un instrument qui est appelé à promouvoir et à développer la presse en ligne, la presse sur Internet. Qu’elle soit écrite ou audio-visuelle, ou encore les deux à la fois, parce que la force d’Internet permet d’avoir à la fois les écrits, les images et le son sur le même support.
Nous voulons créer une synergie entre tous les acteurs de la presse en ligne afin de les soutenir et faciliter ainsi la tâche aux entreprises qui les emploient. Nous voulons nous développer. Et puis, n’oubliez pas que dans un contexte de recherche de solutions aux crises comme celui de notre pays, il faut arriver à mobiliser toutes les ressources, à faire travailler tous les secteurs. _Nous nous organisons aussi pour occuper pleinement notre place en tant que vitrine de la Côte d’Ivoire à l’extérieur, dans le cadre du processus de paix en cours.

Comment comptez-vous aider vos employeurs, les entreprises de presse en ligne ?

En nous formant davantage, par exemple, afin que nos productions, nos rendements s’améliorent jour après jour. Nous sommes dans un domaine, la presse en général, qui semble souvent relever de la routine. Surtout pour ceux qui travaillent dans des quotidiens ou pour des journaux en continu comme ceux sur Internet.

Mais, nous croyons et je crois que vous êtes d’avis avec nous qu’on ne finit jamais d’apprendre. La réalité dans le journalisme, c’est même que chaque jour est un nouveau jour qui exige des productions originales. Qui demandent qu’on fasse comme lors du premier papier.

Bref ! Nous voulons mettre un point d’honneur à la formation, à l’éthique et à la déontologie. C’est fondamental pour nous, parce que c’est vrai qu’on parle souvent de " journal virtuel " en ce qui nous concerne, mais l’information que nous donnons à travers les journaux en ligne reste bien réelle.

Elle est concrète, elle va vite et plus loin qu’on l’imagine. Il faut qu’elle soit de qualité. Nous pensons aussi que le fait même de faire la promotion de notre secteur va permettre aux annonceurs de réaliser qu’ils ont désormais un support qui répond parfaitement à leur ambition légitime de conquérir des horizons au-delà des frontières nationales, à l’heure de la mondialisation.

Cela est également valable pour des collectivités locales qui cherchent des partenaires étrangers pour la réalisation de leurs projets. Par exemple, la Mairie de M’Bahiakro a annoncé avec succès, selon ce qui nous revient, sur Fratmat.net, pendant le Mondial 2006.
Des actions pareilles sont vitales pour les entreprises qui nous emploient, pour qui connaît le monde de la presse. Notre propre survie en dépend donc.

Internet est un monde vaste, on le sait, et beaucoup de sites d’information y foisonnent.
On a par exemple des sites des partis politiques ou des institutions où l’on a souvent accès à des informations. Comment allez-vous gérer tout se monde ?

Vous faites bien de citer le cas des sites des partis politiques. J’avoue que ce sont des sites qui donnent parfois des informations accessibles à tous. Mais, nous sommes catégoriques. Ne sont concernés que les professionnels qui travaillent sur des sites édités comme des journaux à part entière ; et non pas comme un journal d’entreprise ou d’institution, comme un tract ou un simple bulletin de liaison.
Il s’agit de sites qui ont des journalistes et du personnel qui produisent des articles, des comptes-rendus, des reportages, des enquêtes, des interviews, des analyses et autres opinions. Les membres de notre réseau sont des gens qui respectent les exigences de la presse en général, la déontologie du métier.
Ne sont donc pas concernés les sites des partis politiques, des institutions nationales ou internationales, les sites des ONG. La règle est que dès l’instant où vous bossez pour le site dédié a une organisation, un parti ou un individu quelconque, vous n’êtes pas concerné. Le REPPRELCI s’adresse à tous les professionnels qui participent à la production de l’information, spécialisée ou généraliste, dans des journaux en ligne et qui sont installés ou représentés en Côte d’Ivoire.
Nous avons répertorié 27 sites au total actuellement, dont les agents concernés.

Quels rapports allez-vous avoir avec l’UNJCI ?

Jusqu’à preuve du contraire, l’UNJCI est l’organisation qui regroupe l’ensemble des journalistes de Côte d’Ivoire.
C’est l’organisation de référence de toute la presse. Non seulement nous le reconnaissons, mais nous souhaitons nous nourrir de l’expérience de l’UNJCI pour atteindre nos objectifs.
Il n’y a pas que l’UNJCI, il y a aussi l’OLPED que nous voulons comme un partenaire permanent pour que nos journaux en ligne soient aussi potables. Au sortir de l’Assemblée générale qui a lieu le 2 septembre prochain, le bureau exécutif qui sera mis en place devra prendre aussi en compte l’existence des structures telles que le CNCA, le CNP pour canaliser les énergies et faire avancer les choses dans le bon sens.
Le chantier est vaste, parce qu’il a l’air d’être totalement en friche. Mais, il fallait bien commencer un jour.

Quels sont les moyens dont vous disposez pour réaliser vos objectifs ?

Nos moyens sont d’abord humains.
Dans la presse en ligne, travaillent des gens à l’esprit très vif, habitués à la pression. Il y a des techniciens qui ont le sens de la création, qui ont épousé Internet qui leur dévoile chaque jour un peu de ses secrets. C’est déjà beaucoup.
C’est en tout cas le gage d’un riche programme qui sera déployé, avec l’appui de partenaires qui y verront nécessairement un intérêt.

Interview réalisée par Eveline Aka

Source : http://www.fratmat.net/content/deta...

Mis à jour le 11 septembre 2006 - Aïssatou Tounkara

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